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21 mai 2012
Les faïences fine de Pont-aux-Choux
La Manufacture de Pont-aux-Choux est une manufacture française du XVIIIème siècle de faïence fine et de porcelaine , créée en 1743 rue de Charenton , transférée en 1749 sur la contrescarpe en face de la rue du Pont-aux-Choux, fermée en 1788, après 53 ans d'existence.
Elle est connue et répertoriée en 1772 dans l'Almanach général des Marchands, sous le nom de 'Manufacture Royale des Terres de France, à l'imitation de celle d'Angleterre et est célèbre pour ses faïences fines à reliefs de couleur ivoire. On lui attribue de grandes pièces de services, si étroitement apparentées à l'argenterie des orfèvres parisiens contemporains qu'on a pu croire que les potiers avaient surmoulé des œuvres de métal.
Chocolatière en Faïence fine, Manufacture du Pont-aux-choux
(C) RMN - Martine Beck-Coppola
Avec la fin du XVIIIe siècle l'industrie de la faïence fine prit un essor dans toute la région parisienne, car les potiers trouvaient des gisements d'argile très pure aux portes de la capitale. Une terre blanche poreuse et opaque, contrairement à la porcelaine est rendue imperméable grâce à un vernis cristallin plombifère qui ne masque pas la pâte déjà blanche de la faïence fine.. Cette terre très malléable permettait de ciseler des décors en reliefs d'une grande précision. Cette technique de fabrication est une découverte anglaise destinée à rivaliser avec la porcelaine en se rapprochant le plus possible de son aspect pour un coût inférieur.
Pot à Lait Couvert En Faïence Fine De Pont Aux Choux (paris) -XVIIIème Siècle
(c) source Proantic, Galerie Orely's
La manufacture de pont aux choux ne résista à la dangereuse concurrence des produits importés d'Angleterre qu'en adoptant des procédés mécaniques. Les progrès techniques de production lui permirent de fabriquer toute une gamme d'objets usuels à bon marché.
Au XIXe siècle, la faïence fine connaît un très fort développement grâce aux manufacture de faïence de Creil- Montereau, de Choisy-le-roi et de Vieillard à Bordeaux.
19 mai 2012
Les dummy-board
Plus connus en Angleterre qu'en France, les dummy-board sont des silhouettes peintes réalisées en bois ou en carton. Ces panneaux décoratifs très réalistes sont généralement munis, à leur base, de pièces de bois ou de fer qui les maintiennent verticales au sol, certains étaient pendus aux murs par des anneaux. Le goût pour l'utilisation de figures peintes illusionnistes comme décoration et trompe- l'oeil date du 17ème siècle et est originaire de la Hollande.
Dummy-board sur panneau de bois, Angleterre 1690
(c) Victoria and Albert Museum
Ces silhouettes furent adoptée dès le XVIIe en Angleterre, où l'influence artistique de la Hollande était alors prépondérante, et s'y maintiennent jusqu'au début du XIXème. Presque toujours de hauteur d'homme, les dummy-board represente des personnages sur pied ( adultes ou enfants). Toutes les classes sociales sont représentées: des serviteurs, des soldats, des dames vêtus selon les modes les plus élégantes, des danseurs, des personnages de la Comédia del arte mais aussi des animaux, des plantes, des bateaux .....
Dummy-board du 18ème siècle,
panneau polychrome peint sur bois
(c) Blanchard collective
Placées dans les coins de porte et sur les escaliers pour surprendre les visiteurs, les dummy-board servaient aussi comme écran de cheminée et comme décor sur les scènes de théâtre et de concert.. La plupart ont été faites par des peintres professionnels, qui produisirent également des enseignes de magasin très répandues jusqu'à la fin du 18ème siècle.
Dummy-board, galion hollandais, panneau en bois peint.
Hollande, début du XIXe siècle.
(c) SVV Mercie et Cie
Au début du XIXème, la production de masse de dummy-board fait baisser la qualité de ses pastiches. Très rustiques, ils ont perdu leur pouvoir d'illusion et ont quitté les grandes demeures bourgeoises pour devenir des portes-menu dans les restaurants et des enseignes publicitaires sur les trottoirs des villes.
José Maria Sert, le Titan à l'oeuvre (1874-1945)
L’œuvre de José Maria Sert, grand peintre du XXème siècle, est à l'affiche du Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de Paris jusqu'au 5 août 2012 lors de l'exposition (José María Sert, le Titan à l’oeuvre (1874-1945)) ou l'artiste ouvre les portes de son atelier, pour montrer la force de son art et l’originalité de sa méthode..
Les quatre saisons
- salle à manger Arthur Capel- «Amérique ou l’hiver», 1917-1919
© Archivo Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid
Peintre décorateur, Sert est inlassablement en quête de commandes, et travaille pour les élites économiques et politiques du monde entier, d’abord à Paris, puis en Europe et en Amérique. Il est un « baroque moderne », pétri de références à la grande tradition mais revendiquant l’actualité de son art.
L’atelier est le fil conducteur qui permet de brosser le portrait d’un artiste aujourd’hui injustement méconnu. Il s’agit d’une approche inédite, qui veut rendre compréhensible une méthode de création originale et rigoureuse. Un décor fini exceptionnellement reconstitué côtoie ainsi environ 120 œuvres (des panneaux autonomes de taille monumentale – certains allant jusqu’à 10m de longueur par plusieurs mètres de hauteur -, des esquisses, des photographies de travail et des maquettes). Documents, photographies intimes et supports textuels permettront au visiteur de découvrir les coulisses d’un art et d’une vie, ainsi que de comprendre des choix politiques controversés, propres à une époque complexe. Cette exposition ambitieuse entend redonner sa place dans l’histoire de l’art à l’une des grandes figures « parisiennes » de l’art international du siècle.
J.M. SERT — le titan à l'œuvre par paris_musees
José Maria Sert, artiste Catalan
Né à Barcelone en 1874, Sert s’installe à Paris en 1899, où il réside jusqu’à sa mort. Ses talents artistiques, son aisance
sociale, sa personnalité et sa fortune séduisent : ses amis se comptent parmi les musiciens (Albéniz, Stravinsky, Falla),les peintres (Blanche, Picasso, Dalí), les écrivains (Claudel, Proust, Valéry), mais aussi dans la mode (Chanel) et la scène (Diaghilev, Cocteau). Sa rencontre avec Misia, muse des Nabis et femme du monde, lui ouvre de nombreuses portes. Son éclatante présentation du projet de décoration pour la cathédrale de Vic au Salon d’Automne de 1907 lui vaut une renommée immédiate. Il met au point une méthode de travail complexe où la photographie est exploitée bien au-delà de sa capacité à fixer objectivement les détails d’une image.
Exposition José María Sert, Petit Palais, Paris 2012
Après ses premières commandes (le décor du salon de musique
pour la princesse de Polignac, ou le décor pour Sir Saxton Noble),Sert devient rapidement le décorateur le plus couru du tout-Paris.Il peint ainsi Les Quatre Saisons entre 1917 et 1919 pour Arthur Capel, magnat de l’industrie et amant de Gabrielle Chanel. Il conçoit ce décor (ainsi que d’autres à la même époque) comme
une « boîte », enfermant le spectateur dans un univers féerique.
Dans les années 1920, Sert multiplie les projets pour une clientèle d’élite : le paravent pour la reine d’Espagne et les cartons de tapisserie pour son époux Alphonse XIII, le projet de décor pour Jules Pams le rapprochent des puissances politiques, le décor pour Maurice Wendel des forces économiques.
José María Sert, Scènes de Cirque,
paravent pour le boudoir de la reine d’Espagne, 1920
© Patrimonio nacional — palacio de El Pardo Madrid
Dans les années 1930, les deux projets emblématiques de sa carrière arrivent dans l’atelier de Sert, qui se consacre à ces grands cycles : le décor pour la Société des Nations à Genève et le Rockefeller Center à New York. La production des décors publics diffère de la production des commandes privées : l’atelier adopte un fonctionnement double. Pour résoudre les décors publics, Sert introduit dans sa méthode de travail l’utilisation des mannequins de bois articulés, qui lui permettent d’atteindre une grande abstraction (pour traiter des thèmes de grande envergure morale comme la Paix, le Progrès, la Justice…). Les décors privés exploitent des thèmes légers et festifs : acrobates et marionnettes s’y ébattent.
En savoir plus:
http://www.petitpalais.paris.fr/
28 avril 2012
Roulez carrosses! Le château de versailles à Arras
Du 17 mars 2012 au 10 novembre 2013, l'exposition Roulez carrosses !, constituée principalement d’œuvres issues des collections du château de Versailles, est présentée au musée des Beaux-Arts d'Arras.
Dans le cadre d’un partenariat avec la Région Nord-Pas de Calais et la ville d’Arras, signé en juillet 2011, le château de Versailles s’engage pour la première fois dans un processus de décentralisation culturelle.
À partir du 17 mars 2012 et pour un cycle de dix ans marqué par cinq grandes expositions de longue durée (dix-huit mois), les collections de Versailles seront présentées à l’abbaye Saint-Vaast, musée des beaux-Arts d'Arras
La première exposition de ce partenariat Roulez carrosses ! est la première exposition française consacrée aux véhicules hippomobiles. Berlines, carrosses royaux et impériaux des collections versaillaises ont pris la route d’Arras pour y être admirés jusqu’en novembre 2013. Le musée des Beaux-Arts accueille ainsi tableaux, sculptures, traîneaux, chaises à porteurs, harnachements de chevaux, ainsi que plusieurs carrosses exceptionnels tels que les voitures du cortège du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X ou l’impressionnant char funèbre de Louis XVIII.
De Louis XIV à la IIIe République, ces véhicules méconnus nous permettent de parcourir l’Histoire de France. Sur 1000 m², ces œuvres présentées chronologiquement sont intégrées dans une scénographie innovante alliant restitutions, animations, immersion et multimédia.
L’exposition permet de découvrir Versailles et ses collections tout en mettant en évidence les liens historiques entre Arras et l’ancienne demeure des rois. Elle permettra également de découvrir le fonctionnement et l’évolution des voitures hippomobiles.
Le carrosse du Sacre de Charles X entièrement doré à la feuille d'or
Le Mot de Beatrix Saule
Commissaire de l'exposition
Directeur du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Si l'idée d'un partenariat entre Versailles et Arras s'est d'emblée incarnée dans ce chef-d'œuvre de Van der Meulen qu'est l'entrée de Marie-Thérèse dans la capitale artésienne, la vision du carrosse de la Reine et l'idée de voyage que supposait le transport de nos collections, a orienté le choix, pour cette première manifestation, vers un ensemble d'œuvres exceptionnelles et pourtant peu connu : les collections du musée des carrosses.
Le traineau dit "au léopard" inspiré très probablement par le léopard
prèsent de 1730 à 1741 à la Ménagerie de Versailles.
(c) EPV/ Jean-Marc Manaï
L'œuvre de Van der Meulen nous a invités à explorer une autre direction : celle des rencontres entre Versailles et Arras, sujet propice à une première collaboration. Le propos, validé par les recherches historiques, s'est providentiellement trouvé rejoindre le thème des voitures, ne serait-ce qu'en raison de la pièce maîtresse exposée, véritable trône ambulant : le carrosse du sacre de Charles X, que Versailles connut si longtemps sous le titre de comte d'Artois !
La collection de Versailles se distingue par le fait qu'il s'agit de voitures historiques, commandées pour un événement précis et qu'elles sont peu nombreuses. Il ne pouvait s'agir toutefois de les transporter toutes à Arras. Un choix a donc été opéré pour montrer, historiquement, les plus significatives, esthétiquement, les plus belles et, techniquement, les plus diverses. Huit voitures ont été sélectionnées qui racontent l'Histoire de la fin de l'Ancien Régime à la République :
- L'ancienne cour et sa « douceur de vivre », à travers les traîneaux, les chaises à porteurs et les voitures de promenade des fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette ;
- La Révolution dans ses jours les plus terribles, avec le vestige du carrosse du sacre de Louis XVI dépecé sur ordre de la Convention (prêt du musée de Delémont) ;
- La cour impériale à son apogée, évoquée par les berlines du mariage de Napoléon ;
- La Restauration et ses efforts pour redonner du lustre à une dynastie bien falote à travers le char funèbre de Louis XVIII et le carrosse du sacre de Charles X ;
- Le Second Empire et son pragmatisme, avec les remplois de ces véhicules redécorés aux emblèmes impériaux ;
- La jeune République, enfin, et sa vertu austère, représentée par le coupé de la Présidence.
Enfin, grâce aux moyens de la muséographie, le château de Versailles avec ses écuries, ses cours et ses jardins sera, lui aussi, un temps présent dans l'abbaye Saint-Vaast.
Pour plus d'informations:
Visiter le site www.versaillesarras.com
18 avril 2012
Proantic élu numéro 1 des 10 projets qui remuent le monde de l' antiquité.
Le magazine Antiquités-Brocante du mois d' Avril réalise un dossier concernant les 10 acteurs qui font bouger le marché de l'antiquité et de la brocante pour 2012 . Le site des antiquaires Proantic fait son entrée dans le palmarès, et démontre qu'il est un lieu incontournable pour les amateurs d 'art et d' antiquités.
Proantic numéro 1 des 10 acteurs qui font bouger l'antiquité et la brocante
Le numéro d' Avril d' Antiquités Brocante nomme le site Proantic numéro 1 des 10 acteurs qui font bouger le monde du marché de l'art . Le site réunis des antiquaires de toute la France et de l'Europe qui profitent de la croissance et de la communication de Proantic . Régulièrement des innovations sont réalisées afin de répondre au mieux aux attentes des antiquaires et des clients
Proantic est le seul site d' antiquaire à apporter une solution sur les prix des transports d' objets d 'art ,en réalisant un partenariat unique avec le transporteur national et international Ship Antiques .

Antiquités- Brocante Avril 2012 Les 10 acteurs qui font bouger la brocante
Proantic illustre Le Guide d achat 2012 d' Antiquités Brocante pour le dossier chiner sur internet.
Le guide d'achat vous propose de découvrir les différents lieux de chine, comme les brocantes, les salons , les regroupement d 'antiquaires ,les marchés aux puces et bien sur internet .De l' avis du marchand interrogé dans le magazine, 20 pour cent du chiffre d'affaires est réalisé avec internet.
Le site Proantic, illustre l'introduction du dossier, avec sa page d'accueil et des objets sélectionnés sur le site comme cette superbe Duchesse en bateau estampillée Meunier. Le carnet d'adresse reprend de nombreux antiquaires adhérents au site.
Le magazine Antiquités-Brocante toujours au coeur du marché des antiquaires, réalise des dossiers complets et très intéressant sur l'actualité de l'art ,les styles et l'expertise
Guide d 'achat Antiquités-brocante 2012
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Mensuel disponible en kiosque en Avril 2012
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Le hors-série spécial Guide d'achat
En kiosque dés le 4 avril 2012.
6 euros 50
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