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19 janvier 2012
Guiseppe Maria Bonzonigo
Giuseppe Maria Bonzanigo (1745-1820) est le plus grand sculpteur du renouveau néoclassique en Italie. Il est considéré comme l'un des grands noms du mobilier italien du XVIIIème siècle avec Pietro Piffetti et Giuseppe Maggiolini. Il a fourni aussi un nombre considérable de sièges (tabourets, chaises, fauteuils, écrans, lits et miroirs ainsi que des boiseries et commodes) livrés pour le palais royal de Turin et les différentes résidences royales de Moncarlieri, Rivoli, Stupinigi et Venaria.
sculpture de Giuseppe Maria Bonzanigo
(c) Piva
D'origine piémontaise, il s'établit à Turin en 1773 et travaille comme sculpteur ornemaniste et ébéniste. Très influencé par la sculpture française, il s'épanouit pleinement dans le répertoire ornemental néoclassique. Sa sculpture d'une très grande finesse excelle en virtuosité et en qualité notamment pour les oeuvres miniatures sur bois et ivoire, son travail lui vaut rapidement d'être sollicité par la famille royale de Savoie.
sculpture miniature sur ivoire de Giuseppe Maria Bonzanigo
(c) Sotheby's
Il travailla pendant plus de 20 ans pour la cour de Savoie et fut nommé sculpteur sur bois officiel de la couronne. Portraitiste de talent, il sculpte à merveille les bustes, les profils en médaillon de la noblesse italienne.
Les jeux de fonds sur les bois dorés anciens
Les gravures qui se trouvent sur le fronton du miroir regence ci-dessous sont communément appelées jeux de fonds . Ces motifs décoratifs très appréciés au XVIIème et XVIIIème siècle se retrouvent régulièrement sur des consoles, miroirs, cadres, fauteuils en bois doré. L'artisan repareur grave à main levé les apprêts du miroir regence de jolis décors avant que le doreur finisse de le dorer. Pour cela, il utilise divers outils comme un fer à grain d'orge (petit outil rond et recourbé), un ciseaux à bois ,un pinçons ou encore des clous . Ces remarquables jeux de fonds ajoutent de la profondeur aux ornements sculptés.
Jeux de fonds sur un miroir regence
Nous distinguons dans les jeux de fonds
- Le grain d'orge
le grain d'orge est un quadrillage composées de ligne serrées et parallèles
- Le jeu de fou ou quadrillé à simple ou double filet
C'est un quadrillage assez large que l'on retrouve généralement dans les ornements d'angles et de milieu. Ils peuvent être de forme carré ou en losange. Parfois ces quadrillage sont ornés d'un point ou d'une fleurette en leur centre.
- Le jeu de fou avec ligne
Des lignes sont tracées dans le carré ou le losange dans un sens alterné
- Le barclay
Petits motifs oxcillant réalisés grâce à un ciseaux à bois tenu à 45°
- L'imitation cuir
Poinçonnage d'une multitude de points dans l'apprêt pour imiter le cuir
- Le Berain
Alternance de grain d'orge et de jeux de fou sur une moulure. Ce décor porte le nom du célèbre ébéniste Jean Berain.
- Le sablé
Le sablage des enduits est généralement utilisé pour ornée les aplats des cadres
17 janvier 2012
Laque rouge de Pékin
La célèbre laque rouge dite "de Pékin" consiste à appliquer de multiples couches successives de laque sur un support en bois ou en métal. Le laquage est un véritable travail d'orfèvre et demande beaucoup de patience, le laqueur doit passer successivement 20 couches de verni pour obtenir un millimètre d'épaisseur. Après avoir obtenu une épaisseur suffisante, la laque est gravée et sculptée dans la matière en utilisant un couteau très effilé ou des gouges afin d'obtenir des décors en relief représentant des paysages arborés, des fleurs et des oiseaux stylisés, des personnages agrémentés de motifs géométriques..
Boîte en laque rouge sculpté de Pékin
Chine, époque Qianlong (1735 - 1796)
(c) SVV Rouillac
La sculpture est délicate et précise, et souvent atteint l'effet en trois dimensions. Parfois les couches inférieurs sont de couleurs différentes noir ou brun ce qui permet de mettre en valeur les jeux de fonds guillochés. Utilisée pour orner une infinie variété de petits objets d'usages ou d'ornement : bijoux, divers boîtes et coffrets, vases, gardes de sabres, elle est utilisée également pour confectionner du mobilier: paravents, tables, tabourets...
Laque rouge de Pékin
(c) SVV Osenat
C'est sous la dynastie des Song (960-1279) que l'on voit apparaître cette technique de laquage mais c'est sous la dynastie des Yuan (1271-1368) qu'elle prend toute son ampleur. Au XVIIIème, l'empereur k'ien-long, grand amateur commande pour son palais une foule d'objets divers en laque sculptée. La laque rouge dite "de Pékin" est toujours à la mode de nos jours et atteste de l’engouement des européens pour la laque de Chine.
11 janvier 2012
La Maison des Bambous
La "Maison des Bambous", fondée en 1886 par Perret et Vibert est surtout connue pour pour la richesse et la beauté de ses créations en bambou et en rotin naturel dans le goût des Chinoiseries. Le rotin sous le Second Empire et jusqu'au début du XXe siècle est le matériau à la mode, il est alors utilisé pour la fabrication d'ensembles mobiliers variés.
Situé rue du Quatre-Septembre à Paris, la "Maison des Bambous" se spécialise en vannerie de luxe, meubles en bambous et jardinières. Le magasin propose alors un large choix de petits meubles et sièges " fauteuils, canapés, chaises longues " en rotin, bambou et jonc émaillé.
Ensemble Chanel, Manufacture Perret & Vibert,
(c)Galerie Vauclair
Ce mobilier d'une grande fantaisie aux couleurs chaudes et aux lignes harmonieuses étaient destinés à meubler les jardins d'hiver, vérandas, terrasses des maisons bourgeoises et à décorer les hôtels et les yacht les plus prestigieux.
Son rayonnement est international, elle présente ses créations aux Expositions Universelles . La maison réalise également les commandes les plus extravagantes pour les riches commanditaires. Elle est très influencée par les chinoiseries et le japonisme, mais est également à la pointe de l'avant-garde comme pour ses créations marquées par le mouvement Art Nouveau.
Maison des Bambous, Perret et Vibert,
Projet de Salon, aquarelle. Vers 1890-1900.
© Galerie Marc Maison
En dehors de cette spécialité, la maison Perret et Vibert proposait à sa clientèle un large choix de mobilier et objets d'art anciens "soieries, étoffes, porcelaines, bronzes"; les trois étages du magasin étaient remplis de bibelots, d'objets en ivoire, en jade, en laque ...directement importés d'extrême-orient .
06 janvier 2012
Les cadres de tableaux au XIXème
Malgré sont industrialisation, le cadre XIXeme doré continue à exister grâce à de nouvelles inventions . Dès la fin du XVIIIème, une nouvelle technique de fabrication apparaît, l'utilisation du moulage pour décorerles cadres de tableaux.
Les artisans utilisent "la pâte anglaise" à base de colle de lapin, de blanc de Meudon et d'huile de lin comme mastic, celui-ci une fois estampé dans des moules servira à créer une multitude d'ornements décoratifs. Ces baguettes d’encadrement ainsi obtenues étaient ensuite découpées aux dimensions du tableau. Cette évolution entraîna vers 1830 une modernisation du métier d’encadreur permettant une augmentation de la production; le cadre qui jadis représentait une somme importante dans le prix d'ensemble du tableau, n'est plus considéré aux XIXème comme un objet de luxe.
Cadre XIXème stuc doré à la feuille d'or
Antiquités Cave et fils
source Proantic le site des antiquaires
De structure rectiligne et sobre, la sévérité des lignes du cadre empire est souvent compensée par la qualité et la diversité des ornements moulés. Ces ornements sont d'une grande finesse et s'inspirent de l'antiquité grecque et romaine. Les cadres Empire s'ornent de végétaux stylisés comme les palmettes, feuilles de laurier, feuilles d'acanthe, rosettes, de petits étoiles.
Cadre Louis-Philippe XIXème
Antiquités le grenier d'Augustine
source Proantic le site des antiquaires
Le cadre Louis Philippe n'est pas très originale dans sa conception, il s'inspire souvent des modes du passées. Les guirlandes de fleurs surmontées de rubans revisitent les style louis XIV , louis XV , louis XVI … Par soucis d'économie les frontons et les lignes perlées sont en plâtre moulé au lieu du bois sculpté. Les artisans utilisent parfois des vernis colorés, qu'ils posent sur des feuilles d'argent ou de cuivre, pour imiter la feuille d'or traditionnel. Quelques encadreurs ont su inventer des modèles originaux, les qualités plastiques de la pâte autorisant toutes les fantaisies décoratives.
La fin du XIXème, laissa place à des créations inspirées de l’art nouveau. Désormais les artisans sélectionnent des matières diverses comme le galuchat, la nacre, le métal repoussé, l’ébène, l’acajou, le bois noirci, l’écaille, s’imposant face au traditionnel bois doré et polychromie.













